Autres littératures

  • En 1945, George Orwell écrit La Ferme des animaux, une fable dans laquelle les animaux chassent leurs maîtres humains et instaurent dans leur ferme un nouveau régime politique qui tourne vite à la dictature.
    Entre les lignes, on comprend qu'il s'agit d'une charge contre le stalinisme.
    À l'aube de la guerre froide, cette critique de l'URSS sonne tellement juste que la CIA décide, en 1951, de la transposer en bande dessinée dans le cadre de ses opérations de propagande anticommuniste. Elle sera diffusée partout sur la planète, et prioritairement dans les pays du Tiers Monde, devenus l'enjeu des luttes entre grandes puissances. Et notamment en langue créole, version que nous avons traduite pour l'édition de ce document exceptionnel pour la première fois republié.
    Bien que cette BD démontre la puissance et l'originalité de la propagande américaine, elle reste extrêmement fidèle à l'oeuvre originale, de sorte que son contenu subversif finit par annuler sa visée contre-révolutionnaire.
    Car la leçon à tirer de La Ferme des animaux est que pour faire triompher une révolution, le peuple doit se débarrasser de ceux qui prétendent en prendre la direction.

  • L'odyssée

    Homère

    « Voyez alors notre vieille. Elle passe les deux mains le long de la cicatrice, elle tâte : ça y est, elle a compris. Plaf ! le pied lui échappe des mains. Vlan ! c'est la jambe qui tombe dans la bassine ! Boum ! le bruit du bronze ! Et la voilà qui part à la renverse : et toute l'eau par terre ! Oh ! le plaisir, la douleur en même temps qui l'envahissent ! Ses deux yeux soudain pleins de larmes, sa voix chaude qui s'étrangle ! ».
    L'Odyssée, chant XIX, vers 467-472.

    Derrière tout grand roman, tout grand film, toute époque, aussi, et surtout la nôtre, il y a l'Odyssée. Alors, pour mieux voir, au cinéma de l'Aveugle Homère, les mésaventures du plus célèbre vagabond de la littérature, il faut peut-être mieux entendre, en français d'aujourd'hui, les mille bruits que fait la vieille langue grecque. C'est l'expérience de « vision vocale » que tente, dans la présente « version française », l'helléniste, récitant et musicien, Emmanuel Lascoux.

  • La proie

    Deon Meyer

    Fidèle à son modus operandi, Deon Meyer lance deux intrigues parallèles qui convergent vers la fin, dans un finale explosif.
    Au Cap, les Hawks - groupe Criminalité violente de la police sud- africaine - sont confrontés à un crime déconcertant. Le corps d'un ancien membre de leurs services, devenu consultant en protection personnelle, a été découvert près d'une voie ferrée. Que faisait donc cet homme à bord du Rovos, le train le plus luxueux du monde ? Le dossier est pourri, rien ne colle et pourtant, en haut lieu, on fait pression sur eux pour qu'ils laissent tomber l'enquête.
    À Bordeaux, Daniel Darret, ancien combattant de la branche militaire de l'ANC, mène une vie modeste sous une fausse identité, hanté par la crainte que son passé ne le rattrape. Voeu pieux : par une belle journée d'août, son vieux camarade Lonnie surgit dans sa rue et lui demande de reprendre du service. L'état déplorable du pays justifie un attentat. D'abord réticent, Darrett cède et se retrouve embarqué, via Paris et Amsterdam, dans la mission la plus dangereuse et délicate qu'il ait jamais connue. Traqué par les Russes autant que par les services secrets sud-africains, il ne lâchera pourtant pas sa proie...

  • Leybl Rafalowitch, treize ans, est le fils de l'homme le plus riche du village. Reyzl Spivak, quatorze ans, est la fille d'un pauvre chantre. Nous sommes à l'aube du vingtième siècle, dans une petite bourgade juive aux confins de l'Europe. Ces deux-là vont tomber amoureux, ne croyez-vous pas ? Mais nul n'aurait prédit qu'une rocambolesque troupe de théâtre itinérante allait précipiter leur romance dans une aventure hors du commun.
    Étoiles vagabondes fut publié en feuilleton entre 1909 et 1911 dans un journal polonais. Resté inexplicablement inédit jusqu'à ce jour, nous devons au traducteur Jean Spector la découverte de cette oeuvre magistrale, dans laquelle Sholem Aleykhem révèle son immense talent de conteur. Avec la grâce d'un Chagall, la truculence d'un Chaplin et la verve d'un Twain, il honore l'art et la vie des gens de peu, irrésistibles, pittoresques, pétris d'humanité et d'humour face à la fatalité. Car « les étoiles ne tombent pas, elles vagabondent... »

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  • Le Banquet

    Platon

    Platon (428-347 av. J.-C.), disciple passionné de Socrate, met en scène dans Le Banquet des perspectives sur l'Eros, le dieu de l'Amour. A la suite d'un concours remporté à Athènes par le dramaturge Agathon, des amis se réunissent chez lui pour fêter son triomphe. Tour à tour, Phèdre, Eryximaque, Aristophane (l'auteur de Nuées), Agathon et Socrate prennent la parole pour faire l'éloge d'Eros. Apologies du Désir qui s'inaugurent dans un essai de dévoilement de cette force qui nous entraîne dans le tumulte du monde. Et dans ce dialogue fulgurant, Socrate affirme qu'Eros est philosophe. Inspiré par le savoir que lui a délivré une femme nommée Diotime, il va démontrer que l'amour du Beau se conjugue avec la beauté du Vrai et que le désir pour les corps n'est que le premier pas vers le rivage de l'inouïe contemplation des Idées. Eros, tenaillé par le manque, est donc cette puissance errante qui meut notre quête d'une plénitude d'autant plus désirée que nous ne la possédons pas... Pétulance d'un banquet où une douce ivresse amène les protagonistes à rêver à haute voix de ce démon qui joint l'humain au divin comme Socrate unit la parole au plaisir de la vérité.

    Penser, dit Platon c'est, pour l'âme, s'entretenir en silence avec elle-même. Dix-sept ans après ce banquet qui eut réellement lieu, Socrate fut condamné à mort (399 av. J.-C.) par ses concitoyen qui préférèrent au silence inquiétant de la pensée le bavardage de la rhétorique. Aujourd'hui encore, c'est toujours Socrate qu'on assassine.

  • « Ô muse, conte-moi l'aventure de l'inventif :
    Celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra, voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d'usages, souffrant beaucoup d'angoisse dans son âme sur la mer pour défendre sa vie et le retour de ses marins sans en pouvoir sauver un seul... ».

    Faut-il présenter ce « très vieux poème » ? La superbe traduction de Philippe Jaccottet fait revivre l'épopée d'Homère qui vient « à son lecteur ou, mieux peut-être, à son auditeur un peu comme viennent à la rencontre du voyageur ces statues ou ces colonnes lumineuses dans l'air cristallin de la Grèce... ».

    Suivi de Des Dieux et des hommes par François Hartog.

  • « Aucun plaisir n'est un mal en soi ; mais ce qui est susceptible de produire certains plaisirs apporte bien plus de tourments que de plaisirs. » Sommes-nous en mesure d'atteindre le bonheur ? Le plaisir est-il une fi n en soi ? Et à quelles conditions est-il premier ? Comment hiérarchiser nos désirs ? Et notre finitude a-t-elle à être redoutée ? En trois Lettres et quarante Maximes, Épicure pose les piliers de sa doctrine, théorie du plaisir autant que de la connaissance, et source féconde pour les innombrables penseurs - de Lucrèce à Montaigne - qui se réclameront de sa philosophie.

    Le corpus fondateur de l'école du Jardin.

  • Gorgias

    Platon

    Le ton du Gorgias est particulièrement violent, et pas seulement à l'égard de la rhétorique. Le dialogue formule une des critiques les plus radicales qui aient été adressées à la démocratie athénienne, à ses valeurs dominantes et à sa politique de prestige. En effet, Socrate s'en prend à tous les aspects de cette politique, du plus concret au plus idéologique. Mais l'essentiel de la critique vise la condition qui donne à la démocratie athénienne ses principaux caractères.
    Or cette condition est la même que celle qui assurait l'influence de la rhétorique. Il s'agit de la foule comme sujet dominant de la scène politique. Le gouvernement de la liberté est un gouvernement de la foule, c'est-à-dire de l'illusion, du faux-semblant et de la séduction. La critique de la rhétorique débouche donc directement sur la critique de la démocratie.

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  • Gargantua

    François Rabelais

    Cette oeuvre parue en 1535 est à lire comme une revanche du roi de France, François Ier sur Charles Quint. le dossier présente des textes sur le rire humaniste, les idéaux de guerre et de paix, et l'éducation.

  • « Ta Pénélope d'envoie cette lettre, trop tardif Ulysse : ne réponds rien, mais viens toi-même. » 10 lettres d'amour, 10 voix de grandes héroïnes éplorées, 10 explorations de la passion amoureuse.

    Liste des lettres :
    Pénélope à Ulysse - Briséis à Achille.
    Phèdre à Hippolyte - oenone à Pâris.
    Hypsipyle à Jason - Didon à Énée.
    Hermione à Oreste - Déjanire à Hercule.
    Ariane à Thésée - Médée à Jason.

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  • Les Métamorphoses

    Ovide

    Un texte à la croisée de deux entrées du programme : Le monstre, aux limites de l'humain Récits de création Avec sa traduction inédite et ses saynètes introductives, cette édition a été pensée pour les jeunes lecteurs. Elle est une invitation à (re)lire des récits fondateurs de la culture occidentale. L'édition contient les épisodes suivants : 1. Invocation ; 2. La création du monde et de l'être humain ; 3. La punition de Lycaon ; 4. Le déluge ; 5. Deucalion et Pyrrha ; 6. Callisto ; 7. Orphée et Euridyce ; 8. Philémon et Baucis ; 9. Polyphème et Galatée ; 10. Scylla et Circé ; 11. Minerve et Arachné ; 12. Les aventures de Persée ; 13. Épilogue.

  • Comment être heureux ? Telle est la question à laquelle répond la Lettre à Ménécée, nous offrant les principes du bien vivre. Nous ne devons avoir peur ni des dieux, qui ne se préoccupent pas des affaires humaines, ni de la mort, qui ne nous concerne pas. Nous pouvons supporter la douleur et éviter qu'elle affecte notre âme tout entière. C'est ainsi que, libérés des troubles, nous atteindrons le bonheur véritable.

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  • Pour déjouer la prédiction funeste selon laquelle il tuera son père et partagera le lit de sa mère, oedipe quitte les siens. Parvenu à Thèbes, il libère ses habitants de l'emprise de la Sphinx et accède au trône. Mais les dieux sont en colère : la mort du roi Laïos, son prédécesseur, n'a jamais été punie et seul le châtiment du coupable pourra apaiser la fureur divine. oedipe se lance alors sur les traces du meurtrier, sans se douter de la terrible vérité qui l'attend...
    Mythe fécond et inépuisable de l'imaginaire occidental, oedipe roi est devenu le symbole de la quête des origines et de la fragilité de notre condition face à la mécanique implacable du destin.

  • Rédigé sur commande au mitan du xive siècle à l'occasion d'une promesse de mariage, ce roman chevaleresque destiné à une princesse est un témoin ambitieux de la littérature de la fin du Moyen Âge.
    Nourri d'un idéal courtois mis en danger par la guerre, les rivalités politiques et les épidémies, le livre ne se contente pas de raconter une histoire d'amour modelée sur tant d'autres. La poésie, la musique, la danse et la qualité des images se conjuguent pour composer une ode à l'empire des sens. OEuvre complète, le texte a vraisemblablement inspiré le très célèbre cycle de six tapisseries baptisé La Dame à la Licorne et exposé au musée de Cluny. Il offre en outre une image renouvelée de la féminité. Pour une jeune femme, ce livre-coffret se présentait autant comme un manuel de conduite éthique et érotique que comme une promesse de divertissements secrets pour égayer les heures passées dans des chambres aux tentures multicolores et momentanément à l'abri des catastrophes du monde.
    Idéal pour les amateurs de fantasy qui y retrouveront tous les ingrédients qui ravissent l'imaginaire de bien des lecteurs aujourd'hui.

  • Fille à soldats

    François Smith

    1901, Afrique du Sud. En pleine guerre anglo-boer, Susan, âgée de 17 ans, enfermée dans un camp, est violée par des officiers britanniques et laissée pour morte. Des années plus tard, devenue infirmière psychiatrique sous une autre identité, elle retrouve l'un de ses agresseurs dans l'hôpital anglais où elle travaille.

  • L'Iliade

    Homère

    Au seuil de l'histoire et de la littérature de l'Occident (aux alentours du VIIIe siècle avant J.-C.), un immense poème, l'Iliade, conte les exploits en même temps que les peines des héros de la guerre de Troie, et, au centre de ce poème, un immense héros, Achille, exhibe sa force tout autant que ses larmes. Pourrionsnous aujourd'hui concevoir l'idée d'une sensibilité qui serait héroïque ?
    Il est bon de toujours retourner à Homère...

  • De l'amitié

    Cicéron

    ''Outre que l'amitié apporte tant et plus de bienfaits, elle les devance tous, rien qu'en baignant l'avenir d'espoir et en prévenant la déchéance ou l'épuisement des nos âmes. Qui contemple son ami contemple donc, pour ainsi dire, son propre reflet. Et grâce à l'amitié, les absents se font présents, les pauvres deviennent riches, les faibles forts et, plus difficile à admettre, les morts reviennent à la vie, tant leurs amis vivent nimbés de leur honneur, de leur souvenir et de leur regret.» Comment reconnaître un ami?? Dans ce dialogue­­­­­ fictif entre Laelius et ses deux gendres Fannius et Scaevola, Cicéron dévoile sa conception de l'amitié. Laelius y célèbre les qualités de son meilleur ami défunt?: Scipion Émilien, brillant intellectuel et éminent homme public.
    Nul doute pour Cicéron que la pratique de l'amitié va nécessairement de pair avec celle de la vertu. Pour le grand philosophe, l'amitié ne saurait conduire quiconque au déshonneur. Une amitié authentique ne peut donc exister conjointement à de mauvais agissements. Méfions-nous également des amitiés matérielles, avertit Cicéron. Car l'argent n'est pas moins précaire et instable à l'époque de la Rome antique qu'à celle du cac 40. Or l'amitié requiert au contraire fermeté et solidité, vertus stoïciennes par excellence. L'ami est à l'écoute mais peut lever la voix, y compris pour asséner les vérités les moins agréables?; il cultive la probité et méprise les faux-semblants.
    En se fondant sur des exemples tirés de l'histoire romaine, il met en valeur ce qu'il considère comme l'âge d'or de la République, lorsque celle-ci était menée par un groupe d'hommes lié par l'amitié telle qu'il la définit. Car De l'amitié est également un texte de combat, celui que Cicéron mène contre Marc Antoine, et l'amitié un programme politique­­­­­ en soi, afin que la société redevienne vertueuse.

  • Plus ancien texte littéraire connu de l'histoire de l'humanité, l'Épopée de Gilgamesh narre les faits et gestes du roi d'Uruk, Gilgamesh, un tyran devenu sage à la suite d'une multitude d'aventures et de rencontres. De nombreux ouvrages de l'Antiquité s'en inspirent plus ou moins ouvertement.
    L'épopée a ainsi directement fourni la matière du Déluge biblique. Elle a aussi beaucoup de points communs avec ce qui deviendra L'Écclésiaste. Homère s'en nourrit pour L'Iliade. On la retrouve aussi dans un épisode des Mille et Une Nuits.
    Beaucoup plus proche de nous, Yuval Noah Harari lui consacre un passage dans Sapiens. Tout comme celle de Pierre Bottéro dans la collection « L'aube des peuples » chez Gallimard, cette traduction de Georges Contenau figure parmi les plus reconnues.
    Elle s'appuie sur le texte le plus complet sur un plan scientifique, soit l'intégralité des douze tablettes découvertes dans la bibliothèque de la cité antique de Ninive au XIXe siècle et qui livrent une version rédigée vers l'an mille avant notre ère. Libretto propose, à ce jour, la seule édition de poche aussi exhaustive.

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  • L'éthique

    Baruch Spinoza

    « Tout philosophe a deux philosophies, la sienne et celle de Spinoza », a écrit Henri Bergson. L'Éthique est l'oeuvre fondamentale de Spinoza (1632-1677) qu'il a achevée peu de temps avant sa mort.

  • Y a-t-il des lois illégitimes? Oui, clame Antigone, qui brave celles de la cité au nom de sa conscience morale. En s'opposant à son oncle Créon, roi de Thèbes, pour donner une sépulture à son frère, elle sait qu'elle s'expose à la mort. Mais rien ne pourra la faire dévier de sa résolution.
    Modèle d' audace et de courage, figure de révoltée par excellence, la fille d'oedipe traverse les siècles pour réveiller nos colères et incarner nos espoirs. Chaque époque a son Créon, chaque combat son Antigone.

    Grâce à une traduction inédite accompagnée d'un riche appareil de notes, cette édition restitue toute la force du texte antique.

    L'édition :
    - Les règles de la tragédie grecque - Parcours de lecture - Groupements de textes :
    - la fortune du personnage - la sépulture empêchée - paroles de metteurs en scène - Culture artistique :
    - cahier photos couleur : mettre en scène Antigone aujourd'hui ; quatre interprétations du personnage de Créon - Antigone en bande dessinée.

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  • L'amitié pour Aristote est absolument nécessaire à la vie. Les livres VIII et IX de l'«Ethique à Nicomaque», que nous proposons ici dans une nouvelle traduction, forment un tout intégralement consacrée à l'amitié.

  • De Plaute (IIe siècle avant J.-C.) à Apulée (IIe siècle après J.-C.), en passant par Cicéron, Virgile, Sénèque, Tacite, que de grands noms ! Tant de grandes oeuvres et de grandes pages ont pu peser sur la littérature latine. Il est vrai qu'on y voit triompher l'éloquence, et que la sagesse n'en est point absente : mais on y rencontre aussi la force, le charme et la beauté, la puissance de l'imaginaire épique, la grâce des chansons d'amour et la fantaisie des épigrammes ou du roman. Cette anthologie se veut avant tout littéraire, au vrai sens du terme : elle n'entend pas ressasser l'histoire de la littérature latine, fût-ce en l'illustrant. Elle a pour principe le plaisir du texte, et pour ambition de rendre sensible le talent particulier des plus grands écrivains de Rome. Elle s'adresse d'abord au goût du lecteur, en lui proposant des traductions originales et suggestives, aussi fidèles que possible, en vers comme en prose, à la saveur et au style des textes latins.

  • Fables

    Esope

    Nous ne savons presque rien sur Ésope, à qui les Anciens attribuaient l'invention de la fable. Il semblerait que rapidement la vie du fabuliste soit devenue légendaire. Phrygien selon certains, Thrace selon d'autres, il aurait vécu au VIe siècle de notre ère et aurait été esclave. Il serait mort assassiné à Delphes, tué dans de mystérieuses circonstances.
    Transmises oralement jusqu'au IVe siècle, ces fables ont connu un succès phénoménal tout au long de l'Antiquité, servant tout autant de bon mot dans les banquets que de sagesse populaire dans les institutions civiques.
    Notre édition regroupe la totalité des fables qui nous sont parvenues sous le nom d'Ésope. La notice générale rassemble les différents témoignages concernant le fabuliste, comme ceux d'Hérodote, d'Aristophane ou de Plutarque, les analyse et les discute et retrace en outre l'histoire du genre depuis son origine orientale jusqu'à sa fortune à Rome. L'ouvrage est en outre enrichi d'une table des fables.

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